MAK : l’appel du pied de Ferhat M’henni au retour de la France Afrique

2586

On savait le combat du MAK vide de sens, mais surtout pauvre en alternative réelle, le document que nous vous présentons confirme une énième fois le sombre projet que réserve ce pseudo-mouvement identitaire à la Kabylie.

Contrairement à la majorité des peuples africains qui tentent de se libérer des derniers héritages de la France coloniale, à savoir sortir du franc CFA pour ne citer que cela. Monsieur Ferhat M’henni lui, ne voit pas les choses sous cet angle. Son projet à lui c’est de jeter le peuple kabyle dans les bras de la France Afrique. Le MAK dévoile ainsi sa fameuse entreprise, permettre à la France et sa domination culturelle de revenir par la grande porte, en lui offrant un salon VIP, qui s’appellerait « La Kabylie ».

Nous l’avons dit à maintes reprises, via nos articles ou nous éditos, ce que veut instaurer le MAK en Kabylie n’est ni moins ni plus le prolongement de cette France nostalgique de l’Algérie Française. Le génie M’henni veut ainsi remplacer l’arabe par le français, faisons croire à ses militants, aussi naïfs qu’ils soient, que c’est la langue de la modernité, au moment où les linguistes les plus aguerris la donnent pour morte…

Le deal est clair : La France colonialiste assure le soutien indéfectible à Ferhat M’henni, lui fournissant doctrine et exposition médiatique. En contre partie, le MAK se chargera de la destruction de l’ensemble du patrimoine millénaire arabo-musulman algérien pour le remplacer par le français et la laïcité à la sauce Finkielkraut. En clair, faire ce que la France n’a pas pu faire en 132 ans de colonisation. Tout cela, au détriment du vrai combat de la Kabylie : La promotion et la reconnaissance de l’identité berbère.

Le combat de la Kabylie et des berbères nord africains n’a jamais été celui là. Les Berbères ont besoin de promouvoir leur langue et leur culture, pas servir d’eclaireurs pour rouvrir la de la promotion du français et l’élargissement de la francophonie. Les Berbères ont besoin de s’investir dans la recherche linguistique et la création d’ouvrages littéraires en langue amazigh, c’est de là que viendra leur salut.

La Kabylie a besoin de faire partie d’une Berbèrie riche et forte pour pouvoir s’épanouir. La Kabylie n’a surtout délégué personne pour la représentée, et qui pourrait lui imposer une quelconque feuille de route. La Kabylie a de tout temps survécu aux impostures, ce n’est pas une de plus qui ira la déstabilisée.