Législatives françaises : Leila Aichi, le nouveau cauchemar du Makhzen !

1321

L’annonce de l’investiture de Leila Aïchi dans la 9e circonscription, par le mouvement En Marche ! du fraîchement élu président de la république française, Emmanuel Macron, fait trembler le Makhzen, au point ou il est entrain de déployer tous ses efforts afin que le MoDem, initiateur de la candidature de la sénatrice d’origine algérienne, soit retirée. 

Panique générale au palais royal de Rabat ! Mohammed VI est en plein cauchemar, la République Française, son allié historique et soutien indéfectible dans la colonisation du Sahara Occidental, est-il entrain de le lâcher ? L’investiture par la République En marche! de Leila Aïchi, franco-algérienne, sénatrice MoDem, en tant que candidate à la députation dans la 9e circonscription des Français de l’étranger, est entrain de plonger le Makhzen, ses relais médiatiques et ses lobbies français et sionistes dans un affolement sans précédent !

Le Makhzen considère Leila Aichi comme un relais diplomatique d’Alger et un soutien au Front Polisario et espère faire annuler son investiture en faisant pression sur le mouvement En Marche du président Macron. Des efforts vains et inutiles puisque La République En Marche a confirmé l’investiture de Aichi à la 9e circonscription, inscrivant ainsi une énième défaite diplomatique marocaine et, par la même occasion, un énième coup dur pour Mohammed VI, qui a pavané toute la semaine dans les rues parisiennes dans l’espoir de rencontrer Emmanuel Macron, sans succès…

Dans un communiqué diffusé en 2013, la sénatrice s’alarmait ainsi de l’indifférence internationale quant au sort réservé au peuple sahraoui, dénonçant « l’alignement systématique de la France sur la politique marocaine au Sahara occidental, et ce malgré les graves violations des droits de l’homme constatées par les ONG humanitaires ».

Toutefois, le camp de Leila Aichi a tenu à préciser que sa candidate ne ressentait aucune hostilité ni à l’égard du Maroc, ni à l’égard de son peuple ni aucun autre pays et qu’elle tenait aux valeurs républicaines et démocratiques sur les quelles elle compte se reposer afin de remporter ces élections. Leila Aichi avait déjà répondu à ces allégations à travers une interview publiée en 2013, elle disait : »Plusieurs communiqués et articles ont relayé à l’envi que ma prise de position était liée à mon origine algérienne et non à une analyse et à ma réflexion. Outre le caractère raciste de tels propos, c’est surtout la faiblesse de l’analyse que cela révèle face à un argument imparable, le respect du droit. Je suis avocate, légaliste et soucieuse des droits de l’homme. Si j’ai pris position en faveur du Sahara occidental, c’est pour une question de droits de l’homme ni plus ni moins. »