Energies renouvelables : l’Algérie met le cap vers « l’Energie Verte »

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Les études sont claires, l’Algérie possède l’un des plus grands potentiels d’énergie solaire au monde. Selon le Centre aérospatial allemand (DLR), il serait équivalent à 60 fois la consommation électrique actuelle de l’Union européenne. Autant dire que l’Algérie possède les capacités nécessaires. Conscient, le gouvernement algérien est décidé à mettre les moyens nécessaires pour préparer la transition énergétique à l’horizon 2030…

Le développement des énergies renouvelable et la préparation à la transition énergique figurent parmi les priorités absolues du gouvernement algérien, la mise en place pour, la première fois, d’un ministère dédié à l’Environnement et aux énergies renouvelables dirigé par Fatma Zohra Zerouati, en est la parfait illustration.

Par conséquent, l’Algérie fonce la tête dans le guidon vers la transition énergétique, la protection de l’environnement et la lutte contre la pollution. Un degrés de préoccupation et d’investissement qui devient tout autant légitime quand on sait que dans moins de 15 ans nous serons plus de 50 millions d’algériens, avec une augmentation moyenne de la population qui avoisinerait le million d’habitant par an.

A cet effet, l’Algérie vise la mise en service de près de 22.000 MW en énergie verte à l’horizon 2035-2040 et compte lancer un mégaprojet de centrales solaires photovoltaïques de 4.050 MW qui sera adossé à la construction d’une ou plusieurs usines de fabrication d’équipements et composants de centrales solaires photovoltaïques. D’ailleurs, et depuis 2011, de nombreuses installations et centrales photovoltaïques fleurissent un peu partout dans le sud algérien et dans les Hauts-Plateaux.

Données Skyscrapercity

Les pouvoir publics ne s’arrêtent pas là, en plus des grands projets structurants, de nombreux avantages sont octroyés aux investisseurs qui souhaitent se lancer dans le secteur des énergies renouvelables. La réglementation en vigueur stipule ainsi que sa mise en œuvre bénéficie de l’apport substantiel et multiforme de l’Etat qui intervient notamment à travers le Fonds national pour les énergies renouvelables et la cogénération (FNERC), alimenté par un prélèvement de 1% de la redevance pétrolière. De plus, un mécanisme d’encouragement, basé sur les tarifs d’achat garantis, est mis en place par la réglementation.

Ainsi, le producteur d’énergie renouvelable bénéficie de tarifs d’achat qui sont garantis pour une durée de 20 ans pour les installations en photovoltaïque et en éolien. Les filières ne bénéficiant pas des tarifs d’achat garantis seront financées par le FNERC, à hauteur de 50% à 90% du coût de l’investissement, selon la technologie et la filière retenues.

Des efforts encourageants de la part des instances gouvernementales algériennes, une prise de conscience nécessaire qui est entrain de s’étendre à la transformations de déchets, un autre chantier environnemental capital pour les prochaines années en Algérie.