Cours du Pétrole : Pour la première fois de l’année, le baril au-dessous des 45$ !

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Les cours du pétrole ont poursuivi mercredi leur dégringolade, tombant à leur plus bas depuis le début de l’année, en raison de l’impuissance de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) à résorber l’excès d’offre.

Le cartel pétrolier avait réussi a faire repartir les cours à la fin de l’année 2016 en se mettant d’accord sur une réduction coordonnée de sa production mais de nombreux analystes craignent que sa cohésion ne s’effrite au moment où le Moyen-Orient est en proie aux tensions entre l’Iran et l’Arabie saoudite, les deux puissances régionales.

Dernier développement en date, le premier exportateur mondial de pétrole et membre dominant du cartel, l’Arabie saoudite, s’est dotée d’un nouveau prince héritier, Mohammed, le propre fils du roi Salmane.

Cette décision « est généralement vue comme un engagement à poursuivre les politiques actuelles« , a commenté Tim Evans de Citi dans une note.

« Il y a des risques que cela inclut des tensions accrues avec des voisins de l’Arabie saoudite comme le Qatar ou l’Iran« , tous deux membres de l’OPEP, a-t-il continué.

Aux Etats-Unis, baromètre mondial du fait de son importance pour le marché et de la fiabilité de ses statistiques, les stocks restent proches de leurs plus hauts niveaux historiques et la production est en hausse. Il y a « une nette hausse de la production » américaine, souligne John Kilduff.

La production de pétrole américaine, dopée par les extractions de schiste, est nettement repartie à la hausse depuis l’automne mettant à mal les efforts de l’OPEP. Dans le même temps, le Nigeria et la Libye, tous deux membres de l’OPEP mais exempts de quotas de production, ont réussi à faire repartir leurs extractions.

L’exemption de ces pays en proie à des troubles politiques est, pour Greg Priddy, « un mauvais calcul » de l’OPEP qui a sous-estimé leur capacité à faire repartir leur production.
Face au manque de résultats et surtout à la chute des prix ces deniers jours l’OPEP et ses partenaires n’ont pas réussi à s’exprimer d’une voix et se trouvent face à un dilemme.
AFP