29e universiades a Taipei Chinois : Sommes-Nous devenus des tricheurs ?

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Tenue du 19 au 30 août a Taipei chinois, la délégation algérienne présente en trois disciplines individuelles parmi les-vingt-et-une qui existes, avec 34 Athlètes au total, termine ces 29es jeux universitaires sous l’effet du scandale qui avait surgi le lendemain de son départ.

Dénoncé par un collectif de sportif estudiantin qui n’ont pas eu le privilège de prendre part a cet événement planétaire, plusieurs faux universitaires faisaient parti du voyage, selon ces derniers, les sélectionneurs du sport universitaire ont manié injustement le choix des athlètes en optant pour les élites des fédérations sportives spécialisées, afin de pouvoir comptabiliser, selon la même source, la prime des médailles fixée par le ministère sous tutelle, mais apparemment, c’est loin d’être suffisant pour concrétiser un tel succès.

Dans une déclaration faite juste avant le déplacement à Taipei, le président de la fédération algérienne du sport universitaire, Mr Ghdir Said, a révélé que les athlètes sélectionnés sont ceux des fédérations spécialisées, Autrement dit, ou sont-ils tous ces jeunes talents formés par le sport universitaire et y aurait-il un lien avec le sport scolaire ?  Sans faire allusion cependant, aux doctorants sportifs, un atout qui manque pas pourtant en milieu de l’enseignement supérieur, la fédération algérienne du sport universitaire se contente sur l’amateurisme des intrus au grand dam de nos cadres sportifs qui soupirent avec les clubs estudiantins en milieu de nos établissements universitaires.

Douloureuse campagne pour nos Judoka

Après son repêchage relatif à sa défaite par Waza-ari face à l’Italienne Valeria Terrazi, la judokate Amina Temmar, n’a pas pu tenir plus de 24 secondes sur le tatami dans la catégorie des -78kg devant la française, Madeline Malonga, victorieuse par ippon. Quant à Sami Bouhbal et presque dans le même scénario chez les plus de 100 Kg, s’est incliné également par ippon contre le Coréen Ju Youngseo.  Pour sa part, Sofiane Benaceur, dans la catégorie des  moins de 100 Kg, a perdu sur un Waza-ari devant l’Ukrainien Danylo Hutsol, et de même pour Rezzoug Imen dans la catégorie des moins de 48Kg, battue en huitième de finale par la Portugaise Costa Catarina par wazari ainsi que pour Réda Bougueroua, qui s’est fait éliminé par le Japonais Tstsukawa sur ippon, notamment pour Yamina Halata dans la catégorie -57kg, cette dernière n’a pas pu faire mieux face à l’Italienne, Anna Riguetti, en quart de final suivie par sa coéquipière Faiza Aissahine éliminée contre la Turque Damla Caliskan, dès les 16ès de finale des moins de 52kg, juste après la mauvaise performance de Ladj Abdelkrim Moura, sorti aux 32èmes de finale, devant  l’Autrichien Andreas Tiefgraber dans la catégorie des moins de 66Kg.

Médaille d’argent pour Amina Belkadi : Serait-t-elle l’arbre qui minimise la médiocrité ?

Médaillée de bronze chez la catégorie (-63Kg) avec la sélection nationale senior dans la dernière édition Africaine tenue à Madagascar, en mois d’Avril 2017, Amina Belkadi âgée de 25 ans, a offert la seule médaille en argent pour nos judokas « universitaires », cette ex athlète de l’association sportive de la sûreté nationale (ASSN) et qui évolue actuellement avec le club de DS Baba-Hacene, s’est inclinée en final par ippon face à la Japonaise Nouchi Aimi, 21 ans championne du monde juniore en 2015 a Abu Dhabi, issue de l’équipe Universitaire Japonaise, Kansai Gakuin, l’un de ses clubs universitaires qui font le bonheur aux plusieurs nations lors des jeux olympiques et aux différents évènements sportifs planétaires, à l’image des États unis, l’Australie, Canada et plus particulièrement  chez les  asiatiques, contrairement a la situation locale qui ne figure malheureusement chez les beaux discours démagogiques qui finissent en généralement noir sur blanc au fond des tiroirs, mais pour ce qui est, de la mise en œuvre, nous devons d’abord aménager un terrain pour pouvoir évaluer. effectivement, à quelques mètres seulement du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique et plus précisément juste en face de l’office national des œuvres universitaires à Ben Aknoun , le plus grand complexe sportif universitaire situé à Alger, demeure le grand mystère à cette situation, puisque délaissé et inexploité depuis plusieurs années  privant au passage les quelques 6000 étudiants hébergés aux alentours dans les cités universitaires voisines, personne ne souhaite intervenir pour le lever du blocus, sans oublier, la qualité de ces terrains implantés en plein milieu des établissements, goudronnés et camouflés par des peintures en couleurs, a cet effet, nous ne pouvons en aucun cas, constaté cette volonté tant attendue pour promouvoir l’activité sportive estudiantine, une occasion par laquelle, on se demande, a quoi sert le budget, l’organigramme et toute ces structures qui contribuent soi-disant au développement de cette noble pratique.

La Natation, pas plus que de bonnes vacances.

Après les deux mystérieuses absences dans la ligne de départ de Mehdi Nazim Benbara annoncé dans la 3e série au 100m dos, et de la nageuse Hamida Rania Nefsi, annoncée sur le 400m quatre nages, c’est finalement Abou Nassim qui ouvre le bal des échecs lors des demi-finales du 100m dos, tandis que Mahieddine Galdem ne paraissait plus pour le reste dès le premier tour de 50m et 100m papillon, tout comme sa compatriote Sara Moualfi au 200 et 800m nage libre, suivie par le forfaitaire Mohamed El Walid Chelbeb, qui a préféré de ne pas prendre part à l’épreuve de 100m dos. Un véritable désastre, néanmoins, nous pouvons tout de même souhaiter à nos six nageurs un agréable séjour sous l’empire du dysfonctionnement qui réquisitionne le sport universitaire.

Mais pourquoi donc ce Chaos ?  

En voie de disparition, les clubs universitaires qui détectés auparavant les futurs élites à l’instar de Amar Brahmia,  on n’en parle plus beaucoup depuis des décennies, nous comptons d’ailleurs moins de club par rapport aux ligues qui ne trouvent plus tellement l’intérêt pour exercer ni assez de crédibilité pour animer, et en réfléchissant en bien, peut-on avoir des ligues sans clubs ? Une question que seul les concernés détiennent sa réponse, mais le plus émouvant, c’est ces étudiants qui ne savent rien de l’existence de ce genre d’organes sportif s qui leurs sont  dédiés et encor moins sur les personnes qui les gèrent, si ce n’est, cette maudite animation dans le cadre des activités culturelles et sportives en milieu des établissements universitaires qui dépensent trop pour rien, en se contentant  d’un plan d’action planifié et encadré par un personnel administratif ayant aucune expérience sportive. Par conséquent, nous devrions-nous vraiment se culpabiliser sur le sort de notre sport académique ?

L’athlétisme avec ses internationaux… « Universitaires ».

quelques jours seulement après la fin du championnat du monde d’athlétisme tenue à Londres, la délégation universitaire algérienne fut renforcée son effectif par les internationaux seniors relevant de la fédération algérienne d’Athlétisme a l’instar de Mohamed Taher Triki, Mohamed Belbachir, Hicham Khalil Cherabi et enfin Abdelmalik Lahoulou, ce malheureux demi-finaliste aux mondiaux d’athlétismes seniors dans la dernière édition en 2017, a réussi en compagnie de Saber Boukmouche de se qualifier au demi-finale du 400m Haies, mais ce dernier n’a pas pu franchir cette étape contrairement a son camarade olympique au Rio 2016, plus expérimenté et mieux préparé, il décroche difficilement le bronze en se contentant de la 3e position, en revanche Athmani Skander Djamil classé à la 7e place, a été éliminé en demi-finale du 100m, et rejoint la liste des sortants suivi par le perchiste, Hicham Khalil Cherabi et Tahani Roumaïssa Belabiod au saut en longueur, cette dernière classée à la 9è position avec 6,10m dans son premier essai, n’était pas plus pire que le double échec de Dihia Haddar en 400m Haies et le 800m, après celle de Ramzi Abdennouz dans la même spécialité. Avec ses 16 participants, notre délégation d’athlétisme enchainent les disqualifications dont la course en relais du 4x400m composé de Athmani Skander Djamil, Saber Boukmouche, Ramzi Abdenouz et Mohamed Bekar qui ont échoué d’atteindre la finale c’est ainsi ,que nos douze coureurs sortent bredouilles de cette compétition.

Deux médailles d’argent et deux de bronze pour les internationaux.

Si les pronostics ont largement favorisés l’international Abdelmalik Lahoulou, pour acquérir d’une médaille en Or, ce dernier s’est contenté finalement de la troisième place significative de bronze. Soucieux suite aux sorties successives des athlètes, nos représentants, ne pouvaient pas mieux espérer que de voir la distinction de nos élites internationaux relevant de la fédération algérienne d’Athlétisme ,tel est le cas avec Mohamed Belbachir, médaillé de bronze à la coupe arabe senior, tenue le 15 juillet dernier à Tunis, a pu offrir une médaille d’argent pour la communauté estudiantine « ou presque universitaire» après la bronze du jeune athlète Ali Messaoudi, bien méritée cette fois-ci, en se classant à la 3e place dans l’épreuve du 3000m steeple, ce jeune de 21ans caractérisé par un avenir très lumineux, enregistre l’une de ses meilleures performances, et permet donc, à nos coureurs de s’en sortir avec quatre médailles après celle de Tahar Triki  qui a bouclé son parcours avec de l’argent au saut en longueur.

Avec la bénédiction du téléphone

Une année après limogeage des deux sélectionneurs de l’équipe nationale universitaire par l’ex président de la fédération algérienne du sport universitaire, Mr HFAYA Mokhtar, en raison de plusieurs réclamations des athlètes estudiantins, les présumés en l’occurrence, le président d’une ligue  sportive universitaire, au centre du pays  et son adjoint, membre exécutif dans la même structure, ont miraculeusement repris leurs fonctions a quelques jours seulement avant le coup d’envoi des universiades d’été tenus du 19 au 30 août à Taipei chinois, En effet, la version de quelques membres fédéraux de l’instance sportive universitaire, affirme que ces derniers, ont exploités le raccourci du coup de fil téléphonique pour faire partie du voyage, il semblerait que cette manœuvre est issue d’un haut cadre au ministère de la jeunesse et du sport assez influent pour imposer ses décisions, mais, que se passe-t-il dans cette discipline ?

Le désarroi des œuvres universitaires.

En mettant à la disposition des ligues et la fédération algérienne du universitaire l’ensemble des commandités et les moyens nécessaires pour garantir le bons déroulements des jeux et les championnats sportifs universitaires, les responsables des œuvres universitaires plaident pour plus de transparence dans le sport universitaire en élite et la manière par laquelle s’effectue la désignation des athlètes et les entraîneurs en prévention des échéances sportives internationale. Contacté par nos soin, un responsable  à l’office national des œuvres universitaires, fut exprimé son mécontentement sur le choix des sélectionneurs et les athlètes retenus, et déclare « il est inadmissible que parmi les quelques 460 cités universitaires abritant chacune pas moins de 1000 étudiants, aucun d’entre eux ne figure dans l’effectif des différentes  sélections nationales» et estime que les membres de la fédération algérienne du sport universitaire ne prennent plus compte aux principes pédagogiques de cette pratique et annonce  « en disposition à l’absence permanente des ligues sportives universitaires en milieu de nos établissements, nous avons mis sur pied un championnat national inter-établissement avec le concours de Monsieur le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, le Docteur Tahar Hadjar,  nous envisageons d’entreprendre d’autres précautions contre la situation actuelle » et ajoute dans ses propos, « si les universitaires d’élites sont sélectionnés à partir des équipes et les clubs civils, alors c’est aux fédérations spécialisées de prendre en charge l’organisation des échéances et les compétitions sportives universitaires » il est a signaler que l’office national des œuvres universitaires prend entièrement la charge des frais d’hébergement, de restauration et du transport au profit des centaines de sportifs qui prennent part aux éliminatoires sportifs universitaires au niveau régional et national organisés sous patronat de la fédération algérienne du sport universitaire.

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